L'éducation en question
Il a été présenté le 12 mai 2010 par Didier Migaud, Premier président, Claire Bazy-Malaurie, président de chambre, rapporteur général, et Jean Picq, président de chambre.
Dans son discours Didier MINGAUD relève les brillants résultats dont nos politiques sont si fiers:
- un retard scolaire à 15 ans dix fois supérieur à celui du Japon de la Grande Bretagne de l'Australie ou de la Suède.
- plus de 20 % d'individus ne maitrisant pas la lecture au terme de la scolarité obligatoire
- une personne sur six n'ayant aucun diplôme.
- moins de 25 % de licenciés (41 % en Norvège, 35 % au Pays Bas, 34 % en Corée)
- un coût par élève bien supérieur à celui des pays les plus performants comme la Finlande ou la japon
On gave les élèves, il ne digère pas, (plus de 30% d'heures de cours en plus que dans des pays plus performants comme la suède ou la Finlande).
Des rythmes, (144 jours de classe contre 210 en Italie ou au Danemark), qui prennent en compte tout sauf l'intérêt des enfants.
Des emplois du temps sont élaborés en fonctions des souhaits des enseignants et des besoins de l'enseignement des disciplines.
Les besoins et capacités des élèves sont au dernier rang des préoccupations.
Le système est conçu pour un élève moyen sans difficulté particulière.
Malheur aux autres, notamment ceux qui sont défavorisés par leur origine social.
L'absence de politique éducative par établissement interdit l'adaptation des ressources au besoin.
Un système politiquement uniforme et égalitaire conduit à une absolue inégalité des chances (seuls 18% des élèves issus d’un milieu social défavorisé obtiennent un baccalauréat général contre 78% des élèves issus de familles favorisées).
La cour recommande
